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Le Palais du Tau

 A Durocortorum (nom romain de Reims) il y aurait eu, à la place actuelle du Palais du Tau, une splendide résidence avec chauffage central et des mosaïques, permettant l’accueil des empereurs romains.

L’Evangélisation s’accéléra après l’édit de Milan ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313 qui accorda la liberté de culte à toutes les religions et permit aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l'empereur comme un Dieu. Une première cathédrale a été érigée à Reims au début du IVème siècle à côté de cette résidence.

 


Vue des jardins arrières de la cathédrale sur la chapelle palatine
et le bâtiment perpendiculaire à la cathédrale contenant
les appartement du roi et la salle du Festin.

 

St Nicaise, onzième archevêque de Reims, transforma la résidence gallo-romaine en palais épiscopal vers l’an 400. Progressivement des aménagements apparaissent : archives au-dessus d’une crypte dédiée à St Pierre, chapelle palatine, salle de festin, pièces réservées au roi qui y résidait pour son sacre. Vingt-neuf rois seront sacrés à Reims entre le XI èmesiècle et 1825 (Charles X).

Aux XI et XIIèmes siècles on parle de palatium tau dans un diplôme royal à cause de sa forme en T(tau en grec) et peut-être parce qu’un bâton en forme de tau était l’emblème pastoral des évêques avant la crosse.


 

 

Plan du premier niveau
du palais du Tau
montrant sa forme en T

 

 

 

 

 

 


Mais au cours des XIIIème et XIV ème siècles le palais a été délaissé par les archevêques résidant à la Porte Mars pendant la guerre de cent ans. Néanmoins il continuait à accueillir synodes, conciles et sacres des rois.

En 1671, sous le règne de Louis XIV, Maurice Le Tellier, frère du marquis de Louvois, devint archevêque et fit reconstruire le palais du Tau qui prend une vocation culturelle avec l’installation de l’Académie et d’expositions lapidaires.

En 1905 la séparation de l’Eglise et l’Etat voit l’archevêque expulsé du palais qui devient musée classé monument historique. Il fut incendié en même temps que la cathédrale en 1914. Reconstruit à partir de 1972, il fut achevé en 1996 pour le quinzième centenaire du baptême de Clovis.

 


Vue sur l’escalier en fer à cheval
permettant aux invités d’assister au festin du Roi
après son couronnement
et dans l’angle à droite le bâtiment contenant
les salles de l’archevêché et de son personnel.

L’architecture du palais fut modifiée pour permettre d’exposer la statuaire de la cathédrale.

En 1991 le palais du Tau fut inscrit comme la cathédrale sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco. Il propose des expositions du trésor historique comprenant entre autres : le calice d’or servant à la communion des rois, le nouveau reliquaire du sacre de Charles X, les restes de la sainte ampoule utilisée pour les sacres depuis Clovis, le talisman de Charlemagne , des tapisseries, des sculptures de la façade de la cathédrale, etc.

M. Doré - L. de Luca

Voir le site : http://palais-tau.monuments-nationaux.fr