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Noël au travers des Evangiles

Chaque Evangile a son approche du mystère de Noël, c’est-à-dire de la naissance ou de la venue du Sauveur.

Saint Marc n’en parle pas, son évangile commence avec la prédication de Jean le Baptiste et le baptême de Jésus. Saint Jean, dan son prologue, évoque Noël à travers cette belle phrase : « le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jn 1,14). C’est d’ailleurs l’évangile lu le matin de Noël.
Seuls Saint Matthieu et Saint Luc possèdent ce qu’on appelle « un évangile de l’enfance » et par là même développent la naissance de Jésus et ce qui l’entoure. Toute « l’histoire de Noël » s’est bâtie sur ces deux écrits.*


Pourtant ils ne retracent pas les mêmes évènements : l’annonce aux bergers se trouve dans Saint Luc, alors que la visite des mages est relatée par St Matthieu.


La personne de Joseph est centrale dans l’évangile de St Matthieu : l’ange lui apparaît deux fois en songe; la première fois, avant la naissance, il l’invite à prendre Marie chez lui, la seconde, après cette naissance, il le pousse à fuir en Egypte, Hérode projetant de tuer tous les nouveaux-nés.


Dans St Luc, le récit s’articule davantage, comme dans le prologue de St Jean, sur le rapport entre Jean le Baptiste et Jésus, Jean étant celui qui lui ouvre la route. On trouve donc en parallèle l’annonce de chaque naissance, la naissance et la circoncision, la jeunesse de Jean-Baptiste et de Jésus. Cet Evangile centre davantage sur les femmes, les deux mères, Elisabeth et Marie, avec leur belle rencontre qu’est la Visitation.


Si le prénom de Jésus se retrouve dans les annonces, à Joseph dans St Matthieu ou à Marie dans St Luc, Matthieu ajoute celui d’Emmanuel (« Dieu-avec-nous ») en référence à une prophétie d’Isaïe.
Mais la constante de Noël, fêté au cœur de la nuit, comme Pâques, demeure de dire la venue de la lumière au cœur des ténèbres, une façon de traduire le salut pascal dès la naissance. C’est en cela que chaque évangile, même lorsqu’il ne parle pas de l’enfance de Jésus, dit à sa manière ce mystère de la venue du Sauveur.


P. Pascal Bardet

* et quelques autres textes issus des écrits apocryphes (non reconnus par l’Eglise comme source authentique de la foi).